Elom20ce ‘’Yéyé’’ à l’Institut français de Lomé

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Elom20ce, rappeur togolais
Elom20ce, rappeur togolais
Avec son nouveau concept Yéyé, un appel au renouveau, l’enfant terrible du rap togolais, Elom20ce, sera de nouveau sur la scène Jimi Hope de l’Institut Français du Togo à Lomé, samedi le 05 novembre 2022. Un rendez-vous à ne pas manquer.

E lom 20Ce, le rap, le flow et la langue. Une langue de poète qui se décline sur un fond politique, celui du panafricanisme, et un humanisme à tous crins.

Je souffle le feu dans les cœurs aveuglés, la révolte dans les têtes calcinées. On me dit en colère, je ne parle que d’amour et d’espoir.

Pour le transmettre, il se sert des sonorités tirées des rythmes traditionnels africains épicés de jazz. Et aussi par diverses voies d’expressions à travers lesquelles il se transfigure tantôt en poète, performeur, designer, tantôt en réalisateur, entre autres.

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Elom20ce, c’est un en plusieurs déclinaisons. Car, il est aussi un militant panafricaniste. Sur la scène de l’Institut français de Lomé, le rappeur togolais qui ne sera pas à sa première prestation, apportera Yéyé, son hymne au renouveau. Ne dit-on pas que la vie est un perpétuel renouveau ? Un dynamisme que reflète les différentes productions du rappeur « cogneur de l’invisible ». C’est consubstantiel à son métier, ou plutôt à son combat d’éveilleur de consciences. Sur la scène Jimi Hope le samedi soir, ce sera un Elom20ce Yéyé.

Ses textes et ses albums (quatre à son actif) traduisent bien son engagement. Et surtout à l’essentiel de cet artiste rare de l’univers musical togolais. Son quatrième album « Amewuga » (« l’être humain est plus précieux que l’argent ») est composé de 16 titres avec des collaborations comme les rappeurs Rocé et Modedine, le musicien togolais Dama Damawuzan et la saxophoniste Nathalie Ahadji, entre autres.

« Ce dernier opus de 16 titres, arrangés une nouvelle fois par le complice Alexis Hountondji, est un véritable voyage dans le temps, s’ouvrant avec les voix incarnées des ancêtres et se refermant avec celle du fils d’Elom. Du passé qu’il s’attache à transmettre aux projecteurs tournés vers celles et ceux qui font aujourd’hui, Elom 20ce est résolument un passeur d’histoires », peut-on lire dans un article que lui a consacré Jeune Afrique.

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Le rappeur est également un réalisateur. Un documentaire tourné en mars dernier relate la problématique de la fracture entre les mondes rural et urbain. « La crise sanitaire m’a permis d’ancrer mon propos dans une réalité », explique-t-il. L’artiste togolais est proche de l’historien Amzat Boukari-Yabara. Ce dernier est présent dans le troisième album d’Elom20ce. « Être africain c’est forcément être politique. Nous sommes des sociétés en lambeaux où l’État est en faillite et ne se préoccupe pas de sa population », souligne l’artiste panafricaniste.

De son vrai nom Elom Kossi Vinceslas Khaunbiow, Elom20ce a grandi entre Lomé et Hahotoé, un village minier du Togo. Il a fait des études en relations internationales et sciences politiques et a créé plus tard (en 2009), Arctivism, « des rencontres autour de personnages phares des luttes africaines, de Cheikh Anta Diop à Angela Davis, de Thomas Sankara à Kwame Nkrumah ». Son label Asrafo Records qui veut dire « guerriers » est symbolisé par une fourmi.

Benoît Eklou / L’Echiquier

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