Togo : lutte contre le paludisme, première cause de mortalité

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lutte contre le paludisme

Des millions de personnes continuent de souffrir du paludisme. Des milliers en décèdent chaque année. L’Afrique est le continent le plus touché avec plus de 90% des cas mondiaux. Au Togo, cette maladie causée par la piqûre d’un moustique anophèle femelle infectieux est la première cause d’hospitalisation et la première cause de mortalité.

241 millions de cas de paludisme sont enregistrés dans le monde en 2020. Le nombre décès lié à cette maladie est estimé à 627 000 au cours de la même année, selon les chiffres de l’’Organisation mondiale de la santé (OMS). En Afrique subsaharienne, particulièrement au Togo, la maladie fait ravage.

Le paludisme est « endémique avec une transmission qui dure presque toute l’année sur tout le territoire national », alerte le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins.

A ne pas négliger

Le paludisme est une maladie humaine potentiellement mortelle causée par des parasites que transmettent les piqûres de moustiques anophèles femelles infectées appelés « vecteurs du paludisme ». Les symptômes apparaissent généralement au bout de 10 à 15 jours chez un sujet non immunisé, après la piqûre de moustique infectante. Les premiers symptômes sont difficiles à attribuer au paludisme. Il s’agit des céphalées, la fièvre et frissons. Si au bout d’une journée, elle n’est pas traitée, la maladie peut évoluer et entrainer la mort. D’ailleurs, toutes les deux minutes, un enfant meurent du paludisme, rapporte l’Unicef.

Toutefois, lorsque la maladie est bien traitée, le patient peut en guérir en quelques jours. Au Togo, beaucoup de personnes recourent à la médecine traditionnelle. « Quand le patient est mal traité, le germe du paludisme reste dans son corps et migre pour attaquer d’autres cellules », explique un professionnel de la santé.

Mesures prises

Face à cette maladie qui élimine des milliers de personnes tous les jours, le gouvernement doit intensifier la lutte.

Le Togo a adhéré, faut-il le rappeler, à l’initiative « Faire reculer le paludisme » lancé en avril 2000, au cours d’un sommet africain tenu à Abuja. A travers ce projet, l’OMS et les pays africains se sont engagés à réduire les décès causés par le paludisme en Afrique.

Le Togo déploie, dans le cadre de ce programme, une stratégie axée sur trois points prévention, l’accès au diagnostic et la guérison. Il organise des campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées ou moustiquaires de lit. Elle se poursuivent toutes les années. Les Nations unies Togo indiquent que le pays assure « la fourniture gratuite de tests de diagnostic rapide du paludisme et le traitement gratuit des cas graves par injection d’artésunate et d’artéméther, dans les centres de santé publique ».

Intensifier la lutte

Les causes de la prolifération des moustiques sont nombreuses. Les moustiques se trouvent aux stades larvaires dans des endroits remplis d’eau, le plus souvent des récipients ou des réservoirs artificiels, rappelle l’OMS. Pour lutter contre le phénomène, il faut veiller au bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées, ramasser les fruits tombés et les ordures de façon générale, réduire les sources d’humidité et entretenir son environnement. Les dispositions prises à l’échelle individuelle ne permettent pas de résoudre définitivement le problème ou de trouver une solution pérenne.

Les eaux stagnantes, on en trouve un peu partout au Togo, même au centre-ville de Lomé, la capitale. Les populations en souffrent énormément, surtout en période de pluie.  Au-delà donc des efforts des populations, le gouvernement doit agir. Il doit identifier ces eaux salles et contribuer à trouver une solution pérenne.

Elisée Rassan

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