Football : la même passion, mais pas les mêmes revenus

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Eperviers dames (Togo)
Eperviers dames (Togo)

Quelques jours après la qualification historique des Eperviers Dames pour la Can féminine 2022, une prime spéciale de qualification de 5 millions de F CFA a été accordée aux joueuses et aux membres de l’équipe d’encadrement. Une première pour cette équipe. Cependant, lors de leur qualification à la Can Gabon 2017, les hommes avaient reçu chacun une prime de 15 millions de F CFA. Le problème de l’équité se pose.

Elles se lèvent tous les matins pour aller s’entraîner, pour courir comme les garçons. Elles ont une bonne hygiène de vie. Par ailleurs, dans le football, les règles du jeu sont les mêmes pour les hommes et les femmes. C’est la même taille de ballon, la même taille de terrain, la même taille de but, le même nombre de minutes par match mais hélas ! Le football est le sport dans lequel il y a peut-être plus d’inégalité alors que c’est le sport le plus visible dans notre pays.

Quinze ans après leur premier match officiel contre Sao Tomé-et-Principe (le 19 février 2006), soldé par une victoire de 3 – 0, les Eperviers Dames du Togo se qualifient pour leur première Coupe d’Afrique des nations. Leurs homologues masculins se sont qualifiés pour leur première CAN Cameroun, en 1972, soit 16 ans après la création de l’équipe de football. L’équipe nationale masculine disputait son premier match officiel le 13 octobre 1956 contre la Côte de l’Or ou l’actuel Ghana (1-1). En terme de performance, au vue de ces statistiques, l’équipe féminine mérite un peu plus d’attention.

Le développement du football féminin en Afrique fait face à de sérieux problèmes comme le manque de financement, les inégalités et les outrages aux droits de l’homme dont sont victimes les femmes. D’ailleurs, l’essentiel des aides au football féminin en Afrique provient de la FIFA plutôt que des fédérations nationales.

Sur le plan mondial

La situation n’est pas meilleure. Seules neuf fédérations nationales de football sur les 211 existantes ont mis joueurs et joueuses sur un pied d’égalité salariale. En effet, les pays comme l’Angleterre, le Brésil, l’Australie, la Norvège et la Nouvelle-Zélande font partie des rares à s’engager publiquement, à payer les joueurs et les joueuses de la même façon lors des matches internationaux.

L’Irlande aussi a rejoint les pays qui adoptent cette politique de parité. Pour parvenir à cet accord, l’équipe masculine a accepté de diminuer le montant touché par les joueurs lors de chaque rencontre, afin que la Fédération utilise cette somme pour augmenter le salaire versé aux joueuses.

Les pays africains devraient peut-être procéder de la même manière pour un football plus respectueux de la question genre homme-femme. En plus, il va falloir revoir le budget accordé au football féminin en prenant en compte tous les paramètres.

Akuété Francisco

 

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