Tchad : Wakit Tama annonce une nouvelle manifestation

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Les leaders du mouvement citoyen Wakit Tama entendent intensifier les manifestations contre le gouvernement de transition. Ils ont appelé, mardi, le 04 mai, à une nouvelle manifestation prévue pour le samedi, à Ndjamena et dans tout le pays.

Wakit Tama ne reconnaît pas le gouvernement de transition présenté dimanche, le 02 mai. Il ne constitue en rien un gouvernement d’union. Les membres du mouvement remettent en cause le Conseil militaire de transition composé de 15 militaires et dirigé par Mahamat Idriss Déby, le fils du président défunt, Idriss Déby Itno dont le décès a été annoncé le 20 avril. Toutes les décisions du conseil militaire sont illégitimes, confient-ils à RFI.

Le coup d’Etat étant acté, tout ce qui découle du coup d‘Etat ne peut être admis. (…) Ce n’est pas un gouvernement d’union, il y a des communautés qui sont privilégiées, ce n’est pas équilibré. Et nous ça ne nous intéresse pas parce que nous voulons que le Tchad retrouve la paix pour toutes ses populations sans exclusion, sans qu’on puisse imposer des dirigeants à nos peuples.

Dénoncer un « coup d’Etat institutionnel »

Certains partis d’opposition se prête au jeu de transition. Malgré les répressions, les leaders du mouvement Wakit Tama, appellent à de nouvelles marches pacifiques pour samedi. La répression meurtrière de la marche du 27 avril avait fait quinze morts. Les autorités parlent de six. Il y a également eu plus de 700 arrestations.

Les membres de Wakit Tama exigent le retour à l’ordre constitutionnel et l’ouverture d’un véritable dialogue national. Ils veulent continuer à dénoncer ce qu’ils désignent comme un « coup d’État institutionnel ».

Du côté du Mouvement patriotique du salut (MPS), parti d’Idriss Déby, le bureau politique réitère son soutien au Conseil militaire de transition, et prend acte de la mise en place du gouvernement de transition. Il demande que la Charte de transition soit modifiée pour que le Premier ministre et les ministres de transition ne soient pas autorisés à se présenter « aux futures consultations électorales ».

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